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Partage de la voirie
 

Le partage de la voirie entre les différents modes de déplacements peut se faire soit de manière ségrégative (bandes et pistes cyclables, voies réservées aux transports en commun...), soit en privilégiant la mixité des usages (zones de circulation apaisées où la cohabitation des différents modes de déplacements est possible, comme par exemple les zones 30 et zones de rencontre).

Le choix du type de profil en travers à retenir dans le cadre d’un réaménagement projeté d’une voie dépend donc :
  • d’une part, des modes de déplacements que l’on souhaite privilégier ou pas ; si le choix est de faire cohabiter les modes actifs avec les modes motorisés, il faudra dans certains cas sensiblement abaisser les limitations de vitesse,
  • d’autre part, de l’emprise disponible ; dans la plupart des cas, on pourra aménager dans l’emprise des voies actuelles ; dans des cas plus rares on devra élargir la plateforme.
     

Pour rappel, figure ci-après un tableau rappelant les différents types de zones de circulation en milieu urbain :

(source : CEREMA)


 

Ces dispositions issues du « code de rue » n’exonèrent cependant pas de respecter un certain nombre de règles :

  • pour les piétons, les trottoirs devront dans tous les cas respecter les normes relatives à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite instaurées par la loi 2005-102 et ses textes d’application (voir pour plus de précisions la rubrique Prérogatives de chaque acteur). En ville, seule la réalisation d’une zone de rencontre permet de s’exonérer de la réalisation de trottoirs.