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Management de la mobilité


Le management de la mobilité consiste à agir de manière raisonnée sur un certain nombre de paramètres pour changer les pratiques de mobilité des individus.

En l’occurrence, réduire l’empreinte écologique des individus dans le cadre de leurs déplacements, consiste à favoriser et encourager l’usage des modes de déplacements alternatifs à la « voiture solo », qui sont généralement selon les situations rencontrées : les transports en commun, le covoiturage, le vélo et la marche.

Parallèlement, on convient de veiller à ne pas encourager l’usage de la voiture sous sa forme non mutualisée (« voiture solo » en opposition au covoiturage). En effet, au-delà du poids des habitudes et d’éventuels critères de choix subjectifs, les choix se portent sur le mode offrant la meilleure accessibilité à l’entreprise : le fait que l’accessibilité à un site soit meilleure en voiture qu’avec les autres modes de déplacements a généralement pour conséquence d’encourager l’usage de la voiture individuelle au détriment des efforts réalisés par ailleurs.

Les principaux marqueurs d’une bonne accessibilité voiture sont la présence de parking à proximité immédiate des lieux de travail, un nombre de places très généreux, des itinéraires confortables et directs (voies larges, vitesse peu contrainte) pour les véhicules.

Exemple d’espace conçu à l’origine exclusivement pour l’automobile


Zone commerciale de plan de campagne (source : orthophoto IGN)
en rouge : espaces dédiés à l’automobile
en gris hachuré : bâtiments commerciaux
en vert : espaces verts


Le plan d’actions du PDE est simplement obtenu par « différence » entre la situation projetée et la situation existante. Il faut veiller à intervenir sur un ensemble suffisant de variables pour pouvoir changer les comportements. Selon les cas, on agit les individus (communication pour promouvoir les modes alternatifs mais aussi corriger les représentations quand elles sont erronées), le milieu physique (aménagements des infrastructures, aménagements de locaux...), l’offre de service, l’organisation de l’entreprise (règles de fonctionnement internes, horaires des salariés, etc.), des incitations financières (primes transports, aides au déménagement), etc.

D’une manière générale, il est nécessaire d’encourager à la fois l’intermodalité (plusieurs modes de déplacements utilisés lors du même trajet) et la multimodalité (usage d’un mode de déplacements différent les jours de semaine), notamment pour les salariés non ou mal desservis par un mode de déplacements ou subissant éventuellement des contraintes : absence d’offre alternative à disposition sur une partie du trajet ou obligations personnelles certains jours de la semaine nécessitant l’usage de la voiture.

D’une manière générale, on ne peut raisonnablement inviter les salariés à changer leurs pratiques sans avoir satisfait leurs attentes légitimes et/ou sans avoir s’il y a lieu mis en place des solutions de mobilité alternatives adéquates et adaptées.